La voiture électrique, une fausse bonne idée ?
Une fausse bonne idée ?
La voiture électrique.....
L'idée de l'utilisation de l'énergie électrique s'impose de plus en plus comme solution au remplacement des dérivés du pétrole ou même bio-carburants pour l'automobile. Il est de fait qu'outre la pollution peu ou pas contrôlée de chaque véhicule individuel et même collectif posera de plus en plus de problèmes environnementaux. Sans compter la pollution engendrée par le raffinage ou la production et la distribution de proximité de ces carburants.
La solution électrique semble donc s'imposer et a conduit les constructeurs automobiles à proposer des solutions alternatives hybrides ou tout électriques qui séduisent de plus en plus d'acheteurs malgré le prix d'acquisition très élevé de ces véhicules dont il faudra aussi examiner la possibilité économique de recyclage notamment pour les batteries lithium. Ce matériau étant par ailleurs très rare dans la nature on peut escompter une pollution réduite de ses mines sur la nature, mais c'est un autre sujet.
Sur la comparaison du rendement énergétique des moyens de déplacement d'un point à un autre d'un humanoïde lambda nous devons constater :
Moteur thermique classique : 60 % et pollution mal contrôlée.
Moteur électrique : 85 % soyons généreux, et moins ? de pollution, à voir.
Mais en regard de ces deux solutions il faut considérer les chaînes d'acheminement de ces énergies jusqu'à leur utilisation finale:
Pour les dérivés du pétrole, extraction, transport par tanker ou mieux oléoduc, raffinage, transport jusqu'à la station de vente au particulier. Tout ceci particulièrement dispendieux en perte d'énergie et surtout pollution.
Pour les bio-fuels : Etant donné les besoins alimentaires sans cesse croissants de la population mondiale, elle même en expansion très rapide, je considère cette solution comme simplement IMMORALE . Outre l'utilisation impropre des terres nous devons prendre en compte la consommation d'eau, de carburants pour les machines agricoles, et encore plus grave, les pesticides et engrais déversés dans le sol sans contrainte puisque le produit n'est pas destiné à l'alimentation humaine; on peut donc faire n'importe quoi au nom du sacro-saint rendement.
Pour l'électricité : Au départ trois formules :
Energies renouvelables : de type hydraulique, solaire, éolienne ou autres à développer.
Thermique : par combustion de gaz, fioul, charbon.
Nucléaire : Centrales de production complexes et délicates à gérer.
A l'exception des énergies de type solaire ou éolienne que l'on peut assez aisément situer près du lieu de consommation, le transport se fait par lignes Très haute, moyenne, et basse tension.
Au départ de la centrale 400.000 Volts ensuite, par abaissements successifs : 225.000 V, 90.000 V ou 63.000 V, 20.000 V puis 400 et 230
Si nous admettons un rendement de 85 % de chaque transformateur de tension (hypothèse généreuse) Il ne nous reste au final qu'un petit 50 % . Et nous n'avons pas encore pris en compte les pertes dans les lignes et les câbles, soit en France : Très haute tension ~ 20.000 km , Distribution Haute tension 586.000 km Lignes basse tension 654.000 km . Il nous semble illusoire de penser que malgré la très haute qualité de réalisation du réseau Français, un autre petit 10 % ne soit pas perdu dans le simple transport, spécialement compte tenu de la vétusté des installations de proximité chez l'abonné.
Nous obtenons donc un bilan de rendement assez bien équilibré entre l'utilisation d'un combustible fossile in situ dans le véhicule, ou déporté, dans une centrale de production. Seule, l'utilisation du nucléaire peut donc justifier la solution électrique, si nous occultons les soucis de pollution de proximité provoqués par les véhicules individuels.
Puisque nous évoquons ici le problèmes de pollution, il est impossible de passer sous silence l'ineptie de l'utilisation du Charbon pour produire de l'électricité, avec comme exemple ultime l'utilisation en Allemagne de la lignite, le plus mauvais rendement qui soit pour un combustible fossile, extraite en surface, détruisant ainsi des milliers d'hectares de terres arables et obligeant parfois à déplacer des villages pour poursuivre l'exploitation des mines. Précisons quand même que les trous laissés béants par ces mines feront par endroit plus de 450 m de profondeur sur des km de large. La remise en culture sur les sols ainsi détruits est plus que problématique bien entendu. Il faut ensuite prendre en compte le transport très coûteux de ce combustible qui contient jusqu'à 50 % d'eau à l'extraction, réduit à environ 10 % par séchage; mais il faudrait un autre article pour faire l'inventaire des désordres de type pollution atmosphérique et pluies acides pour ne citer que ceux-ci. Une bien triste conséquence d'une soi-disant écologie mise à profit par des groupes politiques et charbonniers; et qui, en même temps, semblent également presque ignorer la pollution des raffineries de pétrole.
Oui, le nucléaire, mal conçu et mal manipulé peut devenir très dangereux dans le temps. Le charbon, lui est simplement dangereux tout les jours, dès aujourd'hui. L'hydroélectrique serait l'idéal en termes de pollution et de puissance mais pose d'autres problèmes de disponibilité.
Le dernier point à considérer serait le recyclage des véhicules électriques comparé à celui de nos braves vieilles bagnoles telles que nous les connaissions avant qu'elles ne soient bardées de circuits divers et puces informatiques sinon savantes. Sujet très complexe pour lequel je n'ai pas encore la documentation nécessaire.
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05 Septembre 2009 à 12:18 dans
- Général
